Bac Low Tech pour débutants ?

L’aquariophilie est un loisir qui peut très vite devenir onéreux pour les plus passionnés. L’aquascaping n’est malheureusement pas une exception. Un bac hi-tech peut très vite coûter assez cher (éclairage et filtration sur-dimensionnés, matériaux design, etc…) sans compter les plantes qui lui seront apposés. Certains débutants en se baladant sur des forum ou tout simplement sur internet et ses divers blogs dédiés à l’aquariophilie peuvent être séduits par la création d’un aquarium Low Tech.

Qu’est-ce qu’un aquarium Low Tech ?

Un aquarium Low Tech, comme son nom l’indique, est un bac utilisant le moins d’outils techniques possible. Souvent ces cuves ne comportent pas de filtration et de chauffage et seulement un éclairage sommaire, voire aucun n’éclairage. En s’inspirant de la méthode Walstad, ces aquarium « tournent » en laissant principalement les plantes et la population du bac créer un cycle permettant la vie dans l’aquarium seulement grâce à la photosynthèse.

Le Low Tech adapté aux débutants ?

Même si la théorie est séduisante. Présentés sur de nombreux blogs comme la solution ultime mêlant écologie, bien-être des occupants de l’aquarium et économie. Le bac Low Tech n’est pas forcément une bonne idée pour aquariophile amateurs. En effet, ce système présenté comme simpliste par les aficionados du tout naturel et adaptes du poubellarium demande un certains nombre de connaissances en aquariophile qui ne sont  pas forcément maîtrisées par les débutants.

Et ce genre de bac naturel deviendra vite une aventure « sans filet » qui pourrait faire capoter ce projet par un simple dérèglement de paramètre d’eau.

Alors, débutants réfléchissez à deux fois avant de prendre la route du tout naturel. Parfois, il est plus sage et plus responsable envers vos futurs pensionnaires, d’opter pour un volume d’eau plus faible entraînant moins de coût de maintenance que de faire le choix d’un système que vous ne maîtriserez pas avant plusieurs échecs.

12 commentaires

  1. Perso, j’ai commencé au low-tech, je ne fais que du low-tech et mes poissons, escargots et crevettes me remercient.

    Mais il ne faut pas « un éclairage sommaire, voire aucun n’éclairage ». Il faut un éclairage adapté. Une simple lampe basse consommation suffit en général ; voir même, uniquement la lumière du Soleil. C’est toute la magie de la Nature 😉 Une rampe LED convient aussi parfaitement.

    Attention cependant, ce n’est pas pour tous les poissons ! Il convient de bien se renseigner avant sur leur capacité à supporter notamment les températures « de saison » au sortir de l’animalerie.

    1. Pour l’éclairage, tout va dépendre de l’exposition du bac. J’ai déjà vu des bacs aux plantes peu exigeantes en lumière tourner sans éclairage sur le bord d’une fenêtre. Cela va sans dire qu’il faut réussir à maîtriser toute la partie gestion des algues derrière.
      Merci ptijo pour ton avis de spécialiste et bienvenue sur le blog, n’hésites pas à repasser 😉

  2. J’ai commencé l’aquario comme la plupart d’entre nous, par des bacs filtrés et chauffés.
    Puis j’ai très vite débranché mes chauffages, puis progressivement mes filtres, ce qui fait que maintenant sur sept-huit bacs, je n’en ai pas un seul de chauffé, et seulement un 60l filtré (pour l’instant…).

    Je confirme par contre les propos de PtiJo, il faut bien se renseigner sur les poissons. Mais j’ai de l’osphronémidé (betta, chuna, macropodus) et du cyprinidé (tanichthys, galaxy, cyprinella) entre autres, ça se passe très bien. Les crevettes apprécient aussi.

    Par contre je ne suis pas d’accord avec le fait qu’il soit « plus sage et plus responsable envers vos futur pensionnaires, d’opter pour un volume d’eau plus faible ». Un gros volume s’équilibrera plus facilement et sera plus stable qu’un nano. Je me suis cassé les dents à passer un 9l et un 20l en no-tech, alors que le 120l plein de plantes ça s’est fait tout seul quasiment.

    1. Merci Aurélien pour ton retour. Je suis d’accord qu’il est plus simple de stabiliser un gros volume plutôt qu’un petit. Mais, je pense qu’il est un simple pour un débutant de stabiliser un plus faible volume hi-tech, qu’un volume plus important en low-tech.

      1. Et moi, je n’ai pas de bac de plus de 20L. Et ils se sont tous stabilisés tranquillement. Bon OK, sauf 1 vase de 3L ; mais c’était vraiment risqué dès le départ celui-là…

        1. Je me doute bien, mais tu n’es plus débutant depuis longtemps ? J’ai également eu quelques bocaux à combattant qui ont tourné durant plusieurs années… Comme le disait Maurice, il n’y a pas vérité dans ce domaine.
          Mais pour un débutant je pense que commencer avec un low-tech de 30 litres n’est pas forcément l’idéal. Il va forcément arriver à un moment où un paramètre va dégringoler à cause d’un excès de nourriture ou une arrivée d’algues qui va pourrir le bac. La filtration est selon moi un luxe dont ne peut pas se passer un débutant (même si certains vont réussir sans).

  3. je tique également sur la dernière phrase.

    je suis absolument pas persuadé qu’un bac naturel soit plus enclin a « tourner » qu’un bac high tech, tout comme je suis absolument persuadé que les nanos ont des équilibres plus précaires que les gros volume

    En matière aquariophile, je pense surtout qu’il faut se garder des jugements définitifs et des idées préconçues. Tout en gardant en tête l’intérêt suprême du poisson.

    1. Merci pour ta participation Maurice. Ma phrase doit-être mal tournée.
      Car il est évident qu’un petit bac est plus difficile à stabiliser qu’un gros volume (comme je l’ai dis au dessus).
      Mais, je ne vois pas où tu as lu qu’il est plus simple de faire tourner un bac low-tech qu’un bac hi-tech. Justement cet article est destiné à expliquer au débutants à petit budgets qu’il vaut mieux opter pour un hi-tech qu’un low-tech qui dans la plupart des cas sera une déception, car il faut pas mal de connaissances pour passer du hi-tech au low-tech.

      1. En fait j’ai écrit l’inverse de ce que je pensais : qu’un bac high tech tourne mieux qu’un naturel ne me semble pas si évident

        Pour reprendre mon expérience personnelle, mon bac le plus instable est celui qui est le plus « high tech »

        Il faut bien sur quelques bases pour l’aquarium naturel, mais de manière générale, depuis que je suis passé a des bacs très très plantés avec des flottantes , et assez peu peuplés, plutôt que des bacs surpeuplés, en manque de plantes et avec un filtre pour « compenser » je nage dans le bonheur et j’ai retrouvé le gout a l’aquario

  4. Je lorgne sur le low tech depuis longtemps,un expérience en poubellarium 80 litres non concluante,un bac 30 litres no tech avec crevette super,mais mon communautaire de 500 litres est hybride par sécurité,j’ai gardé un peu de brassage,un peu de filtration biologique,beaucoup de plantes et vue que je ne l’entretien que très peu ça me va bien je vous laisse médité….ma filtration et brassage 12 watts….je ne cite pas de marque….deux bioball a 30euros increvable maintenance tous les 3 mois….

  5. Salut !

    J’ai personnellement commencé avec du high-tech et de mauvais conseils d’un vendeur. Foirage complet. (Coucou le mélange de 36 espèces pas forcément compatibles et le pléco dans 120L) J’ai abandonné.

    J’ai envisagé de m’y remettre plus tard, mais la complexité du high-tech me rebutait. Puis on m’a parlé du poubellarium et l’aquario low-tech. J’ai sauté le pas, et, au final, la nature se débrouille bien mieux que nous pour gérer sa vie.
    Je peux dire que j’ai vraiment commencé l’aquario sérieusement avec le no-tech, et ça s’est super bien passé. Deux ans plus tard, j’en suis à 7 bacs de 15 à 120L, 1 bassin et 3 poubellariums d’estive, et c’est que du bonheur !
    Les paramètres de mes bacs font verdir les adeptes de conventionnel alors que depuis leur mise en eau je n’ai fait que compléter l’évaporation et virer le surplus de plantes.
    Et le plus impressionnant, c’est que je n’ai payé que les cuves et les poissons ! Les substrats et déco sont de la récup ou prélevés dans la nature, les plantes et escargots issus de dons ou de trocs, même certains poissons m’ont été offerts, et côté microfaune, pour la plupart des apparitions spontanées que j’ai entretenues. Aujourd’hui je peux rendre la pareille. Le low-tech est tellement productif qu’on donne très facilement, sinon on est obligés de jeter les plantes qui envahissent tout.

    Bref, je suis totalement d’avis que le no-tech est tout à fait abordable pour un débutant. J’ai d’ailleurs fait découvrir l’aquario no/low-tech à pas mal de personnes, et ça fonctionne très bien.
    Y’a même un mec qui tient un blog sur ses Discus en low-tech, donc les poissons sensibles ne sont pas forcément incompatibles.

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